| Titre : | L'architecture du parking | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Simon HENLEY, Auteur | | Editeur : | Marseille [France] : Éditions Parenthèses | | Année de publication : | 2007 | | Importance : | 257 p. | | Présentation : | ill. en coul | | Format : | 20,40 x 22,00 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-86364-183-5 | | Prix : | 39,00 € | | Langues : | Français (fre) | | Index. décimale : | 720 Architecture | | Résumé : |
Accueillir un maximum de voitures dans un espace bien agencé constitue un véritable défi. Le parking, l'un des aspects les plus négligés de l'architecture du XXe siècle, n'en a pas moins passionné nombre d'architectes prestigieux depuis ses débuts. Louis Kahn, Rem Koolhaas, Paul Rudolph ou encore Zaha Hadid et Kengo Kuma ont trouvé là un terrain d'expérimentation pour mettre en oeuvre des idées novatrices sur la matérialité, la forme, l'ossature et l'utilisation, des idées qui au bout du compte ont influencé leurs constructions.
Cet ouvrage, qui se déploie sur plusieurs niveaux à l'instar d'un parking, compte quatre séquences - lumière, matière, façade et programme -, qui débutent chacune par un essai photographique de Sue Barr et se poursuivent par des analyses de parkings à travers les projets historiques ou récents les plus marquants. Toutes les descriptions s'appuient sur des photographies, des plans et des schémas.
Il s'agit de la première étude complète jamais publiée sur les parkings. Des emblématiques tours rondes de Marina City à Chicago à la robotique de pointe employée par Volkswagen pour les pavillons de son Autostadt, la forme et la fonction du parking ont exercé une influence considérable, non seulement sur des générations d'architectes, mais aussi sur la culture populaire, sans oublier les romanciers, les photographes et les cinéastes. L'Architecture du parking constitue un outil indispensable et une source d'inspiration pour les étudiants, les architectes, les ingénieurs, les urbanistes et les promoteurs, ainsi que pour tous ceux qui s'intéressent à ces constructions dédiées à l'automobile qui ont tant façonné notre environnement urbain.
| | Note de contenu : | En 1973, le prix du pétrole augmenta de 400 % et provoqua une crise qui ébranla le monde occidental14. Par ailleurs, au cours des années soixante-dix, plusieurs catastrophes écologiques liées au pétrole eurent un grand retentissement grâce à Greenpeace et à d'autres organismes. Pour beaucoup, ces événements signèrent la fin de l'automobile en tant que symbole de progrès, mais non celle de notre dépendance. Dans les années quatre-vingt, on construisit peu de parkings présentant un intérêt, à l'exception du 60 East Lake Street à Chicago, élevé sur les plans de Tigerman Fugman McCurry. La façade de cet immeuble de douze étages reproduit une voiture classique des années trente, derrière laquelle se cache une rampe continue, rectangulaire et à double hélice. En contraste total avec les parkings «à profilés» qui étaient apparus dans les années cinquante et soixante, la façade identifie l'édifice, mais sans révéler ni les rampes, ni les voitures. Vers la fin des années quatre-vingt, une autre solution fut mise en place, le parking relais, qui permettait aux banlieusards faisant la navette de se garer à la périphérie des villes puis d'emprunter les transports en commun. De nouveau, les voitures garées engloutissaient de vastes terrains.
Ainsi, le parking à étages relevant désormais de l'histoire ancienne et le parc existant voyant sa réputation se dégrader, les architectes se mirent à les recycler. En 1987, le journal Libération installa ses bureaux dans les cinq étages supérieurs d'un parking en hauteur et à rampe, situé près de la place de la République, à Paris. L'Atelier Canal (Patrick et Daniel Rubin), agence d'architecture et de décoration intérieure chargée de la conversion, reconnut l'intérêt exceptionnel de l'immeuble de parking : les rampes assurent la continuité entre les étages, ce qui établit des connexions d'une qualité inattendue entre des niveaux sinon indépendants'5. Au projet de Libération succédèrent deux conversions à Londres : le garage de location de voitures Daimler de Gilbert & Partners (1931), dans Herbrand Street, fut transformé en bureaux pour le publicitaire McCann-Erickson et le garage Bluebird (1924) de King's Road, en boutique et restaurant pour Terence Conran. En 1993, Birds Portchmouth Russum cherchèrent avec Croydromia, projet non construit, à tirer parti de quatre parkings qui entouraient le centre ville de Croydon et étaient désertés pendant la fermeture des boutiques et des bureaux, pour en faire les «fondations» d'une série de structures gonflables posées sur les toits, qui accueilleraient un cinéma, un auditorium, une galerie d'art et des équipements sportifs. L'agence souligna le potentiel que représentait le réemploi de ces bâtiments pour régénérer nos villes. Dans cet exemple, le parking, considéré comme un catalyseur, serait devenu l'hôte d'une symbiose entre l'événement et la destination accessible.
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L'architecture du parking [texte imprimé] / Simon HENLEY, Auteur . - Marseille (France) : Éditions Parenthèses, 2007 . - 257 p. : ill. en coul ; 20,40 x 22,00 cm. ISBN : 978-2-86364-183-5 : 39,00 € Langues : Français ( fre) | Index. décimale : | 720 Architecture | | Résumé : |
Accueillir un maximum de voitures dans un espace bien agencé constitue un véritable défi. Le parking, l'un des aspects les plus négligés de l'architecture du XXe siècle, n'en a pas moins passionné nombre d'architectes prestigieux depuis ses débuts. Louis Kahn, Rem Koolhaas, Paul Rudolph ou encore Zaha Hadid et Kengo Kuma ont trouvé là un terrain d'expérimentation pour mettre en oeuvre des idées novatrices sur la matérialité, la forme, l'ossature et l'utilisation, des idées qui au bout du compte ont influencé leurs constructions.
Cet ouvrage, qui se déploie sur plusieurs niveaux à l'instar d'un parking, compte quatre séquences - lumière, matière, façade et programme -, qui débutent chacune par un essai photographique de Sue Barr et se poursuivent par des analyses de parkings à travers les projets historiques ou récents les plus marquants. Toutes les descriptions s'appuient sur des photographies, des plans et des schémas.
Il s'agit de la première étude complète jamais publiée sur les parkings. Des emblématiques tours rondes de Marina City à Chicago à la robotique de pointe employée par Volkswagen pour les pavillons de son Autostadt, la forme et la fonction du parking ont exercé une influence considérable, non seulement sur des générations d'architectes, mais aussi sur la culture populaire, sans oublier les romanciers, les photographes et les cinéastes. L'Architecture du parking constitue un outil indispensable et une source d'inspiration pour les étudiants, les architectes, les ingénieurs, les urbanistes et les promoteurs, ainsi que pour tous ceux qui s'intéressent à ces constructions dédiées à l'automobile qui ont tant façonné notre environnement urbain.
| | Note de contenu : | En 1973, le prix du pétrole augmenta de 400 % et provoqua une crise qui ébranla le monde occidental14. Par ailleurs, au cours des années soixante-dix, plusieurs catastrophes écologiques liées au pétrole eurent un grand retentissement grâce à Greenpeace et à d'autres organismes. Pour beaucoup, ces événements signèrent la fin de l'automobile en tant que symbole de progrès, mais non celle de notre dépendance. Dans les années quatre-vingt, on construisit peu de parkings présentant un intérêt, à l'exception du 60 East Lake Street à Chicago, élevé sur les plans de Tigerman Fugman McCurry. La façade de cet immeuble de douze étages reproduit une voiture classique des années trente, derrière laquelle se cache une rampe continue, rectangulaire et à double hélice. En contraste total avec les parkings «à profilés» qui étaient apparus dans les années cinquante et soixante, la façade identifie l'édifice, mais sans révéler ni les rampes, ni les voitures. Vers la fin des années quatre-vingt, une autre solution fut mise en place, le parking relais, qui permettait aux banlieusards faisant la navette de se garer à la périphérie des villes puis d'emprunter les transports en commun. De nouveau, les voitures garées engloutissaient de vastes terrains.
Ainsi, le parking à étages relevant désormais de l'histoire ancienne et le parc existant voyant sa réputation se dégrader, les architectes se mirent à les recycler. En 1987, le journal Libération installa ses bureaux dans les cinq étages supérieurs d'un parking en hauteur et à rampe, situé près de la place de la République, à Paris. L'Atelier Canal (Patrick et Daniel Rubin), agence d'architecture et de décoration intérieure chargée de la conversion, reconnut l'intérêt exceptionnel de l'immeuble de parking : les rampes assurent la continuité entre les étages, ce qui établit des connexions d'une qualité inattendue entre des niveaux sinon indépendants'5. Au projet de Libération succédèrent deux conversions à Londres : le garage de location de voitures Daimler de Gilbert & Partners (1931), dans Herbrand Street, fut transformé en bureaux pour le publicitaire McCann-Erickson et le garage Bluebird (1924) de King's Road, en boutique et restaurant pour Terence Conran. En 1993, Birds Portchmouth Russum cherchèrent avec Croydromia, projet non construit, à tirer parti de quatre parkings qui entouraient le centre ville de Croydon et étaient désertés pendant la fermeture des boutiques et des bureaux, pour en faire les «fondations» d'une série de structures gonflables posées sur les toits, qui accueilleraient un cinéma, un auditorium, une galerie d'art et des équipements sportifs. L'agence souligna le potentiel que représentait le réemploi de ces bâtiments pour régénérer nos villes. Dans cet exemple, le parking, considéré comme un catalyseur, serait devenu l'hôte d'une symbiose entre l'événement et la destination accessible.
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